Pendule symbolisant la douleur, modèle de Vion

Une pendule en bronze ciselé, doré et marbre blanc,
le cadran et le mouvement signés Ferdinand Berthoud,
le ressort de sonnerie signé Richard septembre 1785,
 d’époque Louis XVI

Modèle du bronzier, François Vion

Ferdinand Berthoud (1727-1807)

Hauteur : 36 cm    Largeur : 28,6 cm    Profondeur : 15,9 cm

 

Cadran en émail portant la signature, avec les chiffres Arabes pour les heures, les minutes et le quantième. Aiguilles en laiton, découpées, gravées, dorées et acier bleui. Mouvement rond, échappement à ancre à recul, suspension à fil du balancier, sonnerie au passage des heures et des demies avec roue de compte sur la platine arrière. 

Bibliographie comparative :

Ce modèle est attribué à François Vion, d’après le dessin, N° 31, projet pour une pièce de bureau, sur le thème, la douleur, ou pleureuse, conservé à la bibliothèque Doucet à Paris, reproduit dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. I, p. 247, N° 4.6.9.

Une pendule signée de Charles Le Roy est décrite et reproduite dans le même ouvrage, p. 247, N° 4.6.10.

Le comte d’Artois possédait une pendule de ce modèle livrée par Lepaute en 1777, pour la chambre de son grand appartement au palais du Temple à Paris.

Cardinal et al., Ferdinand Berthoud, 1727-1807, horloger mécanicien du Roi et de la Marine, La Chaux-de-Fonds : Musée international d’horlogerie, 1984.

Plusieurs exemplaires sont connus :

– Musée des Arts Décoratifs, Paris, signée Meyer
– Musée Carnavalet, Paris, signée Lepaute
– Musée Nissim de Camondo, Paris, le cadran postérieur
– Musée National des Châteaux de Versailles et Trianon, au Petit Trianon, boudoir de Marie-Antoinette, signée Lépine
– Museum of the Legion of Honor, San Francisco, signée Barancourt